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1.
Tour à broyer, ou Tour à piler.
2. Pressoir dit "à longue
étreinte",
ou "à levier grand point"
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Les
pressoirs servaient à tout le hameau, chaque maison venait
faire son
cidre moyennant des "banalités". Tout est
donc prévu pour que Ies accès
soient possibles par le chemin public extérieur sans avoir
à rentrer
dans la cour du château.
La cidrerie de
Bonnemare est complète :
elle comporte un grand grenier pour trier et faire mûrir les
pommes
auquel on accède par l'escalier extérieur.
(Voir
photo ci-contre)
- Une trappe permet de faire
tomber les pommes au centre du tour à broyer
(1),
dans une grande auge circulaire en
bois de chêne dans laquelle une grosse meule en bois
est tirée par un cheval. Un racloir, sorte de
rateau, et un rabot complètent l'équipement.
- Les pommes une
fois broyées sont reprises
avec une pelle en bois et transportées vers le pressoir
(2) proprement dit
à l'aide d'une civière spéciale. C'est
une presse "à levier grand
point" dite aussi "à longue étreinte", avec deux
énormes poutres : le levier et l'arbre inférieur L'ensemble de la
presse est en chêne à l'exception de la vis en
orme et son écrou en noyer.
- Les
pommes broyées sont versées sur la maie,
large plateau carré appelé
faisselle, et montées en forme de pyramide en alternant un
lit de pommes avec un lit de
paille, la paille servant à maintenir les pommes et
à faire drain.
Quand l'ensemble atteint la poutre supérieure, un pIateau
épais est
posé dessus.
- Une grosse vis à
l'extrémité et des cales sur le bâti
permettent de faire descendre ou monter la poutre dans un mouvement
alternatif (Voir croquis ci-dessous).
- Le
marc résiduel est tranché avec le "tranche-marc"
et sorti par
l'ouverture prévue dans le mur juste derrière. Il
est donné aux animaux.
- Le
jus recueilli à la sortie de la maie est
transporté et versé dans les
foudres, gros tonneaux de 4 OOO litres environ,
installés
dans le
cellier qui fait suite.
Chaque famille a son propre fût et
peut venir
soutirer au fur et à mesure de ses besoins. Le
propriétaire a sa cave
personnelle sous la cour.
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Le bâtiment
contient aussi deux autres
presses, pIus récentes et plus petites, l'une à
cage carrée, l'autre à
cage circulaire et à cliquets (192O). Celles-ci ont
successivement
remplacé les presses d'origine. En effet, après
la suppression des
"banalités" en 1789, l'usage de la cidrerie a
été réservé surtout aux
habitants du château et de la ferme.
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